CE, 1973, Sté d'exploitation électrique de la rivière du Sant
Qualification administrative des contrats d'achat obligatoire d'électricité conclus par Électricité de France avec les producteurs autonomes, en application du décret du 20 mai 1955.
L'arrêt retient qu'un contrat passé entre une personne publique et un producteur privé présente un caractère administratif dès lors que le régime d'ensemble qui l'encadre, ici le caractère obligatoire de sa conclusion combiné au pouvoir donné à une autorité administrative de trancher les désaccords relatifs à son exécution, est exorbitant du droit commun, sans qu'il soit besoin d'identifier une clause exorbitante isolée au sein du contrat lui-même. Ce critère du régime exorbitant global s'ajoute à celui de la clause exorbitante (CE, 1912, Sté des granits porphyroïdes des Vosges) dans la grille de qualification du contrat administratif.
QUE, COMPTE TENU TANT DU CARACTERE OBLIGATOIRE DE LEUR CONCLUSION QUE LA COMPETENCE DONNEE PAR LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 27 DU CAHIER DES CHARGES DU 27 NOVEMBRE 1958 A UNE AUTORITE ADMINISTRATIVE POUR STATUER SUR CERTAINS DESACCORDS AUXQUELS ILS PEUVENT DONNER LIEU, LES CONTRATS PASSES PAR ELECTRICITE DE FRANCE EN APPLICATION DE L'ARTICLE 1ER DU DECRET DU 20 MAI 1955 SONT SOUMIS A UN REGIME EXORBITANT DU DROIT COMMUN ET PRESENTENT LE CARACTERE DE CONTRATS ADMINISTRATIFS, DONT LE CONTENTIEUX RELEVE DU JUGE ADMINISTRATIF.