Révision constitutionnelle préalable (traité de Lisbonne)
Le Conseil constitutionnel applique au traité de Lisbonne la grille de l'article 54 : une révision constitutionnelle s'impose lorsque l'engagement porte atteinte aux conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale. Sont soustraites au contrôle les stipulations reprenant des engagements antérieurs ; pour les dispositions identiques au traité de 2004, il renvoie à sa décision n° 2004-505 DC. Il exige une révision notamment pour les transferts de compétences régaliennes, les modifications des règles de décision, les clauses passerelles et certaines prérogatives nouvelles des parlements nationaux.
« Considérant, toutefois, que, lorsque des engagements souscrits à cette fin contiennent une clause contraire à la Constitution, remettent en cause les droits et libertés constitutionnellement garantis ou portent atteinte aux conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale, l'autorisation de les ratifier appelle une révision constitutionnelle »