Invocabilité directe d'une directive contre un acte administratif individuel
La décision refuse l'invocabilité directe des directives communautaires par les particuliers à l'appui d'un recours dirigé contre un acte administratif individuel, alors même que le délai de transposition est expiré. Elle réserve la compétence des autorités nationales pour déterminer la forme et les moyens d'exécution des directives, sous le contrôle du juge national, et limite l'invocation du droit de l'Union à l'exception d'illégalité tirée de la contrariété de la réglementation nationale à ses objectifs. Cette solution sera abandonnée par le Conseil d'État en 2009.
« [...] quelles que soient d'ailleurs les précisions qu'elles contiennent à l'intention des Etats membres, les directives ne sauraient être invoquées par les ressortissants de ces Etats à l'appui d'un recours dirigé contre un acte administratif individuel »