Extension du dommage de travaux publics aux dommages accessoires à l'opération
Le Conseil d'État juge que le tiers victime d'un dommage causé par des travaux publics bénéficie d'un régime de responsabilité sans faute, fondé sur la rupture d'égalité devant les charges publiques, dès lors qu'un lien de causalité est établi entre le dommage et l'opération de travaux publics — y compris lorsque ce dommage n'en est que l'accessoire, comme un incendie né du stockage de matériel destiné à l'exécution du travail. La victime n'a alors qu'à établir ce lien de causalité et le caractère anormal et spécial de son préjudice, sans avoir à démontrer une faute de l'administration.