Cons. constit., 1999, Traité portant statut de la Cour pénale internationale
Nécessité d'une révision constitutionnelle avant ratification d'un traité (immunités et souveraineté)
La décision précise que la réserve de réciprocité de l'article 55 de la Constitution ne s'applique pas aux engagements souscrits pour favoriser la paix et la sécurité du monde et assurer le respect des principes généraux du droit public international. Elle juge que l'autorisation de ratifier un traité contenant une clause contraire à la Constitution, mettant en cause des droits et libertés constitutionnellement garantis, ou portant atteinte aux conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale, appelle une révision constitutionnelle préalable.
« qu'il résulte de ces textes de valeur constitutionnelle que le respect de la souveraineté nationale ne fait pas obstacle à ce que […] la France puisse conclure des engagements internationaux en vue de favoriser la paix et la sécurité du monde et d'assurer le respect des principes généraux du droit public international […] ; qu'ainsi, la réserve de réciprocité mentionnée à l'article 55 de la Constitution n'a pas lieu de s'appliquer (pt 12) […] qu'au cas où ces engagements contiennent une clause contraire à la Constitution, mettent en cause les droits et libertés constitutionnellement garantis ou portent atteinte aux conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale, l'autorisation de les ratifier appelle une révision constitutionnelle (pt 13) »