Protection de la libre administration par le référé-liberté (conditions)
Le Conseil d’État reconnaît que la libre administration des collectivités territoriales constitue une liberté fondamentale protégée par le référé-liberté. Il précise toutefois qu’un différend relatif aux rapports internes entre les organes d’une même commune ne méconnaît pas, par lui-même, ce principe.
« Considérant, en premier lieu, que, si le principe de libre administration des collectivités territoriales énoncé par l’article 72 de la Constitution, est au nombre des libertés fondamentales auxquelles le législateur a ainsi entendu accorder une protection juridictionnelle particulière, le refus opposé par le maire de Venelles aux demandes qui lui avaient été présentées en vue de convoquer le conseil municipal […] ne concerne que les rapports internes au sein de la commune et ne peut, par suite, être regardé comme méconnaissant ce principe. »