Référé-liberté et droit d'un parti politique légalement constitué à la mise à disposition de locaux communaux pour ses réunions
Le droit pour un parti politique légalement constitué de tenir des réunions, y compris ses universités d'été, se rattache à la liberté fondamentale de réunion au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ; lorsqu'une commune ou un groupement de communes a ouvert la possibilité d'accueillir des réunions de partis politiques dans des locaux lui appartenant, un refus ne peut légalement être opposé que pour des motifs tirés des exigences de l'ordre public ou des nécessités de l'administration de ses propriétés, et non pour de simples considérations d'opportunité politique.
« Considérant, d'une part, que la liberté de réunion est une liberté fondamentale ; que le caractère de liberté fondamentale s'attache également au droit pour un parti politique légalement constitué de tenir des réunions ; [...] qu'il appartient, d'autre part, aux communes et à leurs groupements de déterminer dans quelles conditions des locaux dépendant d'eux sont susceptibles d'accueillir des réunions organisées par les partis politiques ; que lorsqu'une telle possibilité est ouverte, un refus ne peut légalement être opposé que pour des motifs tirés des exigences de l'ordre public ou des nécessités de l'administration des propriétés communales » (CE, ord., 19 août 2002, Front national et IFOREL, n° 249666).