Cons. constit., 1999, L. d’habilitation à la codification par ordonnances
Conditions constitutionnelles de la codification par ordonnances
Le Conseil constitutionnel juge que le pouvoir de codifier des dispositions législatives appartient au législateur et que l'abrogation des textes antérieurs codifiés est inhérente à la codification elle-même, sans devoir être expressément prévue par la loi d'habilitation ; il juge également que le classement temporaire des dispositions codifiées dans le régime contentieux des actes réglementaires résulte directement de la combinaison des articles 38 et 61 de la Constitution.
« Considérant, en premier lieu, que le domaine de l'habilitation, aux termes mêmes de l'article 38 de la Constitution, peut comprendre toute matière qui relève du domaine de la loi en application de son article 34 ; que le pouvoir de codifier des dispositions législatives appartient au législateur ; que l'abrogation des dispositions législatives antérieures à la codification et entrant dans le champ de cette dernière est inhérente à la codification elle-même et n'impose aucune prévision expresse dans la loi d'habilitation » (cons. 8).